Le directeur financier d’Atos suivra le PDG après la sortie des plans de scission • The Register

Le fournisseur français de services informatiques Atos a confirmé le départ de son directeur financier, quelques jours seulement après la démission du PDG en désaccord apparent avec une restructuration à l’échelle de l’entreprise proposée par le conseil d’administration.

Atos a annoncé ce week-end que son actuel directeur financier Stéphane Lhopiteau quittera le groupe au cours du second semestre de cette année et sera remplacé à ce poste par Nathalie Sénéchault, actuellement directrice financière adjointe de la société.

Selon Atos, le projet de séparation, annoncé lors d’un Capital Markets Day le 14 juin, fait partie d’un effort de “revirement ambitieux” destiné à aboutir à une réorganisation complète du groupe en deux sociétés cotées séparément. Le départ de Lhopiteau interviendra au cours du second semestre 2022, date à laquelle la séparation devrait être bien engagée, a déclaré Atos.

Les plans verront les métiers du numérique, du big data et de la sécurité (BDS) devenir une société connue sous le nom d’Evidian, cotée séparément à la Bourse de Paris. Cette activité sera dirigée par Philippe Oliva, actuellement directeur commercial d’Atos.

Parallèlement, “Nouvel Atos” reprendra la ligne métier Atos Tech Foundations (ATF), comprenant Datacenter et Hébergement, Digital Workplace, Unified Comms et Business Process Outsourcing, et continuera d’être géré par Nourdine Bihmane.

BDS est la partie croissante d’Atos et ATF abrite l’aile classique d’externalisation des processus métier et de services d’infrastructure qui a connu une baisse de fortune ces dernières années.

Atos a déclaré que la scission nécessiterait de nouveaux directeurs financiers pour chacune des deux entités, et il les a en fait déjà nommés, avec Anil Agrawal prêt à assumer le rôle chez Evidian, et Darren Pilcher pour devenir le directeur financier d’ATF, donc le mandat de Sénéchault en tant que directeur financier du groupe Atos est potentiellement de courte durée si la scission prévue se concrétise.

Sénéchault, avocat, se joindra également au conseil d’administration de l’entreprise en tant que membre exécutif.

Dans un communiqué, le PDG sortant Rodolphe Belmer a salué la nomination de Sénéchault au poste de directeur financier.

“C’est une cadre très expérimentée avec une vaste expérience dans la finance d’entreprise. Alors qu’Atos s’engage dans une démarche de transformation et a l’intention d’ouvrir le prochain chapitre de son histoire, je sais que nous pouvons capitaliser sur sa connaissance approfondie de l’entreprise et de l’entreprise pour faire de ce plan de redressement un succès », a-t-il déclaré.

Atos a indiqué lors de la réunion du 14 juin que si la décision est prise d’aller de l’avant avec le projet, l’objectif serait de finaliser la séparation en deux entités au cours du second semestre 2023, et de terminer la cotation et la distribution des actions Evidian par fin 2023.

Le conseil d’administration de la société a approuvé une étude approfondie de la séparation envisagée, et une décision finale quant à l’opportunité de procéder à la réorganisation sera prise une fois cette analyse terminée. Le conseil a averti que la décision de poursuivre le plan dépendrait des conditions du marché et serait soumise aux processus habituels, y compris l’approbation des organes de gouvernance et des actionnaires ainsi que la consultation des instances représentatives du personnel concernées.

Atos a annoncé la semaine dernière avoir nommé des PDG pour diriger les fondations Evidian et Tech. La “séparation envisagée”, selon elle, “conduit à une réorganisation du groupe Atos se traduisant par une réduction significative du périmètre des fonctions et une redéfinition de la mission du directeur général d’Atos”.

Belmer, a-t-il ajouté, “a estimé qu’il n’avait d’autre choix que de démissionner”.

La semaine dernière également, il est apparu qu’Atos et le gouvernement britannique avaient réglé à l’amiable une affaire impliquant un contrat de supercalculateur d’environ 1 milliard de dollars (854 millions de livres sterling) pour le Met Office britannique. L’affaire intentée par Atos concernait des allégations selon lesquelles le Met Office et le Département des affaires, de l’énergie et de la stratégie industrielle (BEIS) avaient enfreint la loi sur les marchés publics et rejeté injustement l’offre d’Atos, attribuant le contrat à Microsoft. ®

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